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27.07.2008

Décès du réalisateur Youssef Chahine

Bonjour,

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Nous apprenons avec tristesse ce soir, le décès du réalisateur Egyptien, Youssef Chahine à 82 ans...des suites d'une hémorragie cérébrable qui l'avait plongé dans le coma en juin. Il avait été hospitalisé pendant près d'un mois à l'hôpital américain de Neuilly, à l'ouest de Paris, avant de retourner dans la capitale égyptienne la semaine dernière.

Ce réalisateur était une figure de lance de la Démocratie et de la Liberté..Son film "Le Destin" , réalisé en 1997 était un pamphlet contre l'obscurantisme de tous...Ce film inspiré de la vie du phiilosphe arabe Averroès, avait d'ailleurs déclenché la colère et la censure des intégristes égyptiens.

Youssef Chahine était davantage reconnu à l'étranger que dans son propre pays. Il avait notamment reçu le prix du cinquantième festival de Cannes en 1997 pour saluer l'ensemble de son oeuvre. Avec la mort de Youssef Chahine, l'Egypte a perdu le dernier géant de son cinéma autrefois fleurissant.


Marie Caresmel

16.07.2008

Hommage à Mr Bronislaw Geremek

Bonsoir,

La nouvelle est tombée, il y a deux jours et peu de médias en ont parlé...alors, nous diffusons une petite page sur notre blog pour ce grand homme de culture et de paix.

Rescapé du ghetto de Varsovie dont il a réussi à échapper en 1943, Bronislaw Geremek entre en 1950 au Parti ouvrier unifié polonais (communiste, au pouvoir) et y restera jusqu'en 1968.

Il étudie en France en 1956-57, à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Fin 1962, il prend la direction du Centre de civilisation polonaise qui vient d’être créé à la Sorbonne, qu'il conservera jusqu'en 1965. Dans ces années-là, il rejoint le courant dit « révisionniste » du Parti communiste français.

A l'époque marxiste convaincu, il prend toutefois ses distances avec les partis communistes quand les chars soviétiques mettent fin au printemps de Prague. De 1965 à 1980, il enseigne à l’université de Varsovie. Passé dans l’opposition et devenu membre du Comité de défense des ouvriers (KOR), il assiste aux grandes grèves de Gdansk en 1980 et rejoint le mouvement syndical Solidarność. Il y incarne le collectivisme autogestionnaire antistalinien. Il se lie aux milieux intellectuels catholiques et devient conseiller personnel de Lech Wałęsa. Á la suite du coup d’État du général Jaruzelski en 1981, il est emprisonné durant deux ans et demi.

En 1989, lors de l'effondrement des régimes communistes d'Europe centrale, il devient député au Parlement polonais (Sejm) et ministre des Affaires étrangères de 1997 à 2000 et, en parallèle, président de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe en 1998. Il est député européen depuis le 20 juillet 2004.

Après avoir été élu aux élections européennes de juin 2004 sous les couleurs de son parti, l’Union des libertés (Pologne) (UW), il présente sa candidature au poste de président du Parlement européen. Soutenue par les Libéraux et les Verts pour sa portée emblématique, sa candidature dérangeait la droite et la gauche du Parlement. Finalement, le 20 juillet 2004, c'est le socialiste Josep Borrell qui est élu avec 388 voix ; Geremek a obtenu 208 voix (alors que l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe ne compte que 88 membres et les Verts qui le soutenaient 42 députés).


En 2006, il succède au professeur Henri Rieben comme président de la Fondation Jean-Monnet pour l'Europe. À ce titre, il préside à de régulières manifestations au siège de fondation à Lausanne, telle la remise de la médaille d'or à l'ancien chancelier allemand Helmut Kohl, le 25 janvier 2007.

En avril 2007, il refuse de se conformer à la loi de la lustration, imposant aux personnalités publiques de déclarer leurs éventuelles anciennes activités avec la police secrète communiste. Il est en conséquence menacé d'être déchu de son mandat de député européen. Bronisław Geremek avait pourtant lui-même voté une loi similaire qui date du 11 avril 1997 (sous le gouvernement de centre-gauche de Włodzimierz Cimoszewicz) et avait même signé sa déclaration en 2002 (obligatoire tous les 5 ans), précisant qu'il n'avait pas collaboré avec les services secrets. Au moment où il est venu étudier puis travailler en France, les services polonais exigeaient des ressortissants polonais quittant légalement le territoire qu'ils collaborent avec les services secrets, mais il est possible que cette collaboration n'ait jamais été effective.

La position de refus de Bronisław Geremek contre la nouvelle loi de lustration porte sur la procédure qui fait intervenir un institut indépendant dépositaire des archives de la police secrète, au lieu de reposer sur des procédures judiciaires plus habituelles, censées mieux garantir les libertés individuelles et les droits de la défense. De nombreuses personnalités et mouvements politiques européens ont apporté leur soutien à Bronisław Geremek. Mais certains membres, comme le britannique Daniel Hannan, le soupçonnent d'avoir voulu instrumentaliser la situation pour monter le parlement contre la coalition de droite au pouvoir.

Le 11 mai 2007, la Cour constitutionnelle de la Pologne a rejeté la majeure partie de cette nouvelle loi, et notamment la clause qui aurait obligé près de 700 000 personnes à signer des déclarations certifiant qu'elles n'avaient jamais collaboré avec les services secrets de l'ancien régime.

Il se tue dans un accident de voiture le 13 juillet 2008 dans l'ouest de la Pologne, près de Lubien.


MC

13.07.2008

Se souvenir de Mr Hariri et Mr Fuleihan

Le 14 février 2005, Mr Rafic Hariri mourrait, assassiné par les commanditaires de Mr Bachar El Assad que Mr Sarkozy reçoit aujourd'hui en grande pompe...Qui se souvient que cette mort a entraîné le Liban dans un monde incertain; bombardé par les Israeliens et les Syriens qui se servent de ce petit pays comme terrain de jeux odieux.

Des manifestations spontanées avaient alors sillonné les rues de la capitale, des groupes avaient commencé à se former devant des mosquées sunnites, et une permanence de la branche libanaise du parti Baas au pouvoir en Syrie avait même été attaquée et incendiée. Partout, la foule criait sa haine contre Damas et ses protégés libanais. Le coupable est déjà désigné. C'était du travail de professionnels disait-on...

La revendication de l’assassinat par le «Groupe de la victoire et du Jihad en Syrie» (par Syrie, les islamistes entendent la Syrie actuelle, le Liban, et la Palestine), n’avait donc convaincu personne.

Les observateurs étaient en effet sceptiques, car l’attentat nécessitait un niveau de professionnalisme et une logistique exceptionnels. En effet, Rafic Hariri s’entourait de mesures de sécurité extraordinaires. Son convoi était composé de voitures blindées et de véhicules dotés d’un système électronique de brouillage rendant presque impossible l’utilisation d’une charge télécommandée. L’ancien Premier ministre, qui était toujours au volant de sa voiture, n’empruntait presque jamais le même trajet. Pour épier ses déplacements, les auteurs de l’attentat avaient donc besoin d’un important réseau de surveillance, hors de portée d’une petite organisation inconnue.

On parlait d’une Mercedes bourrée de 300 kg de TNT et dont l’explosion a provoqué un cratère de 5 mètres de profondeur et 10 mètres de diamètre. D’autres informations affirmaient que la chargé piégée était déposée dans les égouts, sous la chaussée.

Le Liban, depuis cet assassinat, a été non seulement meurti mais aussi divisé. Les députés ont du se réfugier dans un hôtel particulier car chrétiens ou sunnites étaient menacés de morts. Certains ont été assassinés.

Il y a eu bien sûr l'annonce du nouveau président, Mr Sleimane et avant-hier, d'un nouveau gouvernement.
Il n'empêche que le tribunal pénal international n'a toujours pas rendu son verdict; que des journalistes tels que Samir Kassir, Gibran Tueni..., écrivains, députés qui refusaient la tutelle de la Syrie ont été assassinés.

Alors nous ne comprenons pas cette invitation: le 14 juillet c'est l'abolition des privilèges, or nous savons tous que la famille El Assad est très loin de ce concept. Elle fait régner la terreur sur son pays et sur son peuple.

Il faudra aussi penser à la mort de tous les accompagnateurs de R.Hariri ce jour du 14 février dont Basile Fuleihan qui a travaillé tout au long de sa vie pour la reconstruction économique de son pays.

Marie Caresmel

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