« Journée de l'Europe à Rambouillet | Page d'accueil | Hommage à Mr Bronislaw Geremek »

13.07.2008

Se souvenir de Mr Hariri et Mr Fuleihan

Le 14 février 2005, Mr Rafic Hariri mourrait, assassiné par les commanditaires de Mr Bachar El Assad que Mr Sarkozy reçoit aujourd'hui en grande pompe...Qui se souvient que cette mort a entraîné le Liban dans un monde incertain; bombardé par les Israeliens et les Syriens qui se servent de ce petit pays comme terrain de jeux odieux.

Des manifestations spontanées avaient alors sillonné les rues de la capitale, des groupes avaient commencé à se former devant des mosquées sunnites, et une permanence de la branche libanaise du parti Baas au pouvoir en Syrie avait même été attaquée et incendiée. Partout, la foule criait sa haine contre Damas et ses protégés libanais. Le coupable est déjà désigné. C'était du travail de professionnels disait-on...

La revendication de l’assassinat par le «Groupe de la victoire et du Jihad en Syrie» (par Syrie, les islamistes entendent la Syrie actuelle, le Liban, et la Palestine), n’avait donc convaincu personne.

Les observateurs étaient en effet sceptiques, car l’attentat nécessitait un niveau de professionnalisme et une logistique exceptionnels. En effet, Rafic Hariri s’entourait de mesures de sécurité extraordinaires. Son convoi était composé de voitures blindées et de véhicules dotés d’un système électronique de brouillage rendant presque impossible l’utilisation d’une charge télécommandée. L’ancien Premier ministre, qui était toujours au volant de sa voiture, n’empruntait presque jamais le même trajet. Pour épier ses déplacements, les auteurs de l’attentat avaient donc besoin d’un important réseau de surveillance, hors de portée d’une petite organisation inconnue.

On parlait d’une Mercedes bourrée de 300 kg de TNT et dont l’explosion a provoqué un cratère de 5 mètres de profondeur et 10 mètres de diamètre. D’autres informations affirmaient que la chargé piégée était déposée dans les égouts, sous la chaussée.

Le Liban, depuis cet assassinat, a été non seulement meurti mais aussi divisé. Les députés ont du se réfugier dans un hôtel particulier car chrétiens ou sunnites étaient menacés de morts. Certains ont été assassinés.

Il y a eu bien sûr l'annonce du nouveau président, Mr Sleimane et avant-hier, d'un nouveau gouvernement.
Il n'empêche que le tribunal pénal international n'a toujours pas rendu son verdict; que des journalistes tels que Samir Kassir, Gibran Tueni..., écrivains, députés qui refusaient la tutelle de la Syrie ont été assassinés.

Alors nous ne comprenons pas cette invitation: le 14 juillet c'est l'abolition des privilèges, or nous savons tous que la famille El Assad est très loin de ce concept. Elle fait régner la terreur sur son pays et sur son peuple.

Il faudra aussi penser à la mort de tous les accompagnateurs de R.Hariri ce jour du 14 février dont Basile Fuleihan qui a travaillé tout au long de sa vie pour la reconstruction économique de son pays.

Marie Caresmel

Commentaires

MERCI DE VOTRE TEXTE

CELA SOULAGE DE SAVOIR QUE CERTAIN N'ONT PAS OUBLIE

BIEN CORDIALEMENT

Ecrit par : SHALAK | 13.07.2008

Les commentaires sont fermés.